La Billetterie

Un peu de tout saupoudré délicatement

L’Office franco-allemand pour les énergies renouvelables traduit en français un certain nombre de documents sur la transition énergétique, de plus avec peu de délai.

Dernière analyse publié, des infos sur le nouveau tarif du prélèvement EEG, et les évolutions récentes du coût de l’électricité ces dernières années en Allemagne.

Le bilan RTE 2014 n’est pas encore en ligne, mais les statistiques temps réelles permettent de se faire une idée assez précise déjà des principales données. C’est utile en particulier pour comparer la situation de l’Allemagne et de la France sur l’année.

On constate que le bilan va être riche d’enseignements car les données instantanées nous indiquent une très forte diminution de la consommation, RTE inclut des facteurs correctifs et l’autoconsommation des sites industriels, mais là où les données instantanées 2013 indiquaient une consommation à 492TWh pour un chiffre final de 495TWh, nous sommes pour 2014 à 462TWh en données instantanées, un chiffre qui nous ramène de nombreuses années en arrière, et la température peut difficilement tout expliquer. La production recule moins, à 538TWh instantané contre 548 en 2013 (550 final). Le résultat est donc un record d’exportation à 68 TWh qui fait de la France en 2014 le champion mondial, devant le Canada et le Brésil.

L’autre conséquence est que la production fossile sur 2014 est extrêmement basse, avec donc des émissions carbone particulièrement faibles, une réduction même impressionnante d’une année sur l’autre. Le charbon est passé de 3,6% du mix à 1,6%, soit un passage de 19,8 à 8,3 TWh. Fioul, charbon, gaz réunis ne représentent que 4,9% de la production, contre 8% en 2013.
Le nucléaire avec une augmentation de 10TWh joue un plus grand rôle dans ce résultat que les EnR nouvelles, surtout que le résultat total EnR est plombé par une diminution de la production hydraulique d’environ 7TWh.

Mais certains ont décidé plutôt d’applaudir comme un exploit, nécessairement dû à la transition énergétique, ce qui s’est passé en Allemagne où le charbon passe pour le BRD de 44,6 à 43,6% de l’électricité produite.
Là bas, la réduction de la production s’affiche à -22,8TWh, pour une diminution de la consommation de -23,1TWh, ramenant le chiffre à un niveau sensiblement inférieur à celui de 2009, et même jamais vu depuis 1999/2000.
Bref même effet qu’en France, dans un contexte de forte réduction de la demande, plus facile d’éliminer les énergies polluantes, et pourtant l’effet sur le charbon a été bien plus mesuré qu’en France. Rien en réalité à applaudir en Allemagne, et une réduction dans les deux pays de la consommation électrique de bien mauvais augure pour l’économie, c’est cette destruction de la demande qui permet d’afficher de meilleur résultat CO2, non pas vraiment le succès des mesures de transition énergétique.

Un bon résumé détaillé ici et comparaison avec la France :
Etude du marché de l’électricité en Allemagne
– augmentation du prix de base (production, transport et distribution) à un rythme de 4% par an
– apparition de la contribution paragraphe 19, qui fait payer les ménages pour une partie des coûts de réseau des entreprises
– 3 petites taxes: Stromsteuer (impôt sur l’électricité), KWK Aufschlag (supplément de soutien à la cogénération) et Offshore-Haftungsumlage (supplément de soutien à l’éolien offshore).
– 2013, le prix de base de l’électricité pour les particuliers représente 50% du prix du kWh final, soit 50% de taxes. Celles-ci sont largement tournées vers le soutien aux énergies renouvelables (environ 5,5 centimes par kWh).

Il y a 2 ans, je m’étais laissé prendre à rédiger un petit billet sur les solution de livraison en vélo, qui ne présentait que des avantages, en particulier pour la solution de la société Vert chez Vous.

Le retour d’expérience récent est en fait beaucoup moins positif.
Apparait maintenant que le coût de transfert de charges et manutention depuis la péniche était beaucoup trop élevé. Apparait aussi qu’en réalité malgré les promesses, le coût est plus élevé qu’un transport standard. Il manque cependant dans ce nouvel article une analyse en profondeur qui expliquerait ce qu’il s’est vraiment passé, car là on est beaucoup sur le mode « en fait ce qu’on va a dit il y a 2 ans était faux », ce qui ne gène guère le journaliste, mais beaucoup plus ceux qui veulent vraiment comprendre.

Étude Extrait de la thermographie aérienne de Paris Thermographie des immeubles parisiens
Carte sous forme de PDF peu précis.

Analyse de la performance thermique des logements parisiens

Services pour les aménageurs : La carte thermographie des bâtiments parisiens, lien cassé !

aero plus L’Atelier parisien d’urbanisme (Apur) nous missionne pour réaliser la thermographie aérienne de toute la ville de Paris (105km²)

Le Fraunhofer a mis en place une nouvelle plateforme de présentation en temps réelle des données de production électrique allemande, présentant de nombreuses nouvelles fonctionnalités bien utiles.

L’interface est présente ici, mais la lecture de cet article de présentation sur Clean Technica est assez utile pour visualiser toutes les possibilités offertes.

Les principales possibilitées :
l’écran principal sur la génération électrique, avec la possibilité de choisir la période de temps, les diverses production, d’inclure export/import
l’écran de présentation des imports/exports commerciaux, avec soit uniquement les partenaires de l’Allemagne, soit toute l’Europe. Sympathique, mais pas toujours extrêmement lisible
l’écran qui permet de confronter la production avec les divers prix du marché d’échange EPEX SPOT

Mayas, autodestruction d’une civilisation

Le déclin de la civilisation classique Maya : explications
Fondée de façon presque exclusive sur la production du maïs en cultures itinérantes sur brûlis forestier (la « milpa »), mode de mise en valeur très destructeur dès lors que les rotations s’accélèrent, l’économie s’est rapidement détériorée entraînant à son tour l’effondrement d’une société théocratique autoritaire
fin de la civilisation Maya est parfaitement logique dès lors qu’une mise en valeur méconnaît certaines lois écologiques

Effondrement de la civilisation maya classique

Une analyse intéressante de comment la concentration, la tendance des sites internet à concentrer les recommandations toujours sur les mêmes produits, de mêmes que les réseaux sociaux, a tendance à faire disparaître les effets de longue traîne :
Pourquoi la longue traîne ne marche pas ?

Sur la période 2008-2013, quelques statisques sur la production éolienne et PV en France :

En 2008 : Eolien 5,6 TWh – 23% tx charge

En 2009 : Eolien 7,8 TWh – Tx charge max 75% – 22% annuel : PV 0,1 TWh

En 2010 : Eolien 9,6 TWh – Tx charge max 77% – 22% annuel : PV 0,6 TWh Tx 13,9 %

En 2011 : Eolien 11,9 TWh – Tx charge max 80% (5350 / 6640) – 21,7% annuel : PV 1,8 TWh Tx 15,3 %

En 2012 : Eolien 14,9 TWh – Tx charge max 80,2% – 24% annuel :  PV 4 TWh Tx 13,3%,

En 2013 : Eolien 15,9 TWh – Tx charge max 80% – 23,2% annuel : PV 4,6 TWh Tx 13,1%,

 

Bon pour ce début d’année 2013, un nouveau bilan électrique est disponible depuis RTE.
– Les énergie renouvelables atteignent 18.6% de la production avec une production hydraulique particulièrement élevée, la plus forte depuis 2001, et 4.8 % en hors hydraulique (RTE met en avant la couverture de consommation à 20.7%)
– On atteint une capacité de 8,15 GW d’éolien et 4,3 GW de photovoltaïque installé, une augmentation qui ralentit pour les 2
– Le taux de couverture de la consommation par l’éolien est à 3.3% (contre 2.9% en 2012), et pour le PV 1% (contre 0.8% en 2012)
– À nouveau juste sur une journée, le 23 décembre, l’éolien atteint 80% de charge.
– Pour le PV, c’est le 21 août que 78% de charge est atteint
– Le taux de charge éolien n’est pas indiqué directement, mais la moyenne des valeurs mensuelle (p18) donne 23,2% contre 24% en 2012, 21% en 2011.
– le PV lui est à 13,1%, contre 13,3% en 2012, 15,3% en 2011.
RTE développe nettement plus que les années précédentes l’information sur la variabilité de la production éolienne. Le taux de charge PV semble baisser progressivement, est-ce un hasard, ou le reflet d’une tendance à installer des panneaux dont le positionnement est moins optimisé ? Un vieillissement semble peu probable vu les données constructeur sur le sujet.
– La sensibilité thermique a légèrement augmenté, à 2,4GW par °, au lieu de 2,3.
L’effacement capable maintenant de monter à 900MW peut contribuer cependant à contrôler le phénomène
– Les investissement RTE atteignent 1,45 milliard contre 1,36 milliard en 2012. Ils devraient se stabiliser à 1,41 Milliards en 2014.
– La France reste le pays le plus exportateur au monde avec 47,2 TWh, en augmentation par rapport à 2012, l’Allemagne a cependant connue une année particulièrement exportatrice à 31.4 TWh. Le différentiel prix fait que si la France est au final importatrice depuis l’Allemagne, c’est pour vendre (et souvent exactement simultanément) à des prix plus intéressant vers l’Italie, l’Angleterre, la Belgique et la Suisse.
Une grande partie des flux commerciaux vers la Suisse, et une part de ceux vers l’Italie, la Belgique passant physiquement par l’Allemagne, le flux sur la frontière physique est en fait exportateur. D’autant que s’y ajoute le rapatriement de la part de production de Fessenheim qui appartient à l’Allemagne et à la Suisse.
– Les échanges devraient continuer à se développer, la ligne souterraine longtemps attendus avec l’Espagne progresse, elle est maintenant accompagné d’un projet de ligne sous-marine dans le golfe de Gascogne, 3 projets vers l’Angleterre sont envisagés dont l’un par la ligne privée Eleclink à l’intérieur du tunnel sous la manche, et 1 dernier vers l’Italie. Il y a aussi des discussions avec l’Irlande, mais on peut s’interroger sur les chances de succès d’une ligne aussi longue.
– Intensité carbone :
En incluant l’autoconsommation, sans le renouvelable :
    56 gCO2/KWh contre 58,4 en 2012
Avec émissions du renouvelable :
    61,5 gCO2/KWh contre 64,1 en 2012
Sans l’autoconsommation mais avec émissions renouvelables :
    52,8 gCO2/KWh contre 54,5 en 2012

Au total, 90,8% d’énergie décarbonée et 91,9% durable (car seulement 8,1% de thermique standard). On gagne donc environ 0,7% sur l’énergie carbonées (8,8 % de thermique en 2012), et aussi sur l’intensité grâce à la baisse de production du gaz. En effet très malheureusement le taux d’utilisation du charbon s’est renforcé, on est revenu au taux d’utilisation de 2010, et la situation économique des centrales gaz soumis à un très faible taux de production est difficile (une a été mise sous cocon, et plusieurs fermées en été). RTE souligne au total une augmentation de 0,2% des rejets de CO2 alors que le chiffre de 29,1 Mt CO2 est légèrement inférieur à celui de 29,5 Mt CO2 du bilan 2012. RTE en soulignant que le chiffre indiqué de base ne comprend pas les rejets d’auto-consommation m’a conduit à refaire les calculs avec et sans, et comparer avec 2012. Le chiffre le plus légitime me semble être celui avec l’auto-consommation, mais sans les émissions renouvelables, subventionnées précisément parce qu’elles sont renouvelables.
Le bilan CGDD de 2013 indique un passage de 27 Mt à 28 Mt CO2 en données corrigées des variations saisonnières, pour une augmentation de 3,1%. Ceci comprend 6,3 Mtep de charbon (2012 5,8; 2011 4,4), 4,7 de pétrole (2012 5,0; 2011 5,7), et 4,2 de gaz (2012 4,2; 2011 6,1). Le bilan précise que cela correspond cependant à une diminution de 16,5% de la consommation de gaz naturel, dont une diminution de 15,5% des CCCG, après -42% en 2012. Le tableau p115 donne 4,92 Mtep charbon, 0,64 Mtep pétrole, 1,89 et 0,64 Mtep gaz et 2,24 Mtep EnR/déchets. Soit 8.09 Mtep fossiles, et 10.33 Mtep tout inclut, ce qui confirme le chiffre de légèrement supérieur à 10 Mtep.

Il y a 2 ans, il était prévu que la fin des quota carbone gratuit conduise à l’arrêt anticipé de plusieurs centrales charbon, on effectivement perdu 20% (soit 1,57GW), mais restant à 6,3GW de capacité dont le taux de charge augmente, c’est insuffisant pour réduire la production bien au contraire. Les prix extrêmement bas tant du marché carbone que de la matière première renforcent leur compétitivité. RTE se repose sur l’application de la directive pollution européenne pour en fermer la majorité d’ici 2016, et logiquement une part devrait avoir consommé avant tout son quota de production avant. Mais vu la situation, des intentions de moderniser certaines des centrales pour les rendre conformes aux nouvelles normes pollution se sont fait entendre.

RTE souligne la stabilité de la consommation électrique une fois corrigée des variations saisonnières, elle est en fait marquée par une baisse de 2,5% du secteur industriel, principalement automobile, carton et sidérurgie. L’arrêt définitif de l’usine d’enrichissement d’uranium par diffusion gazeuse Georges Besse 1 contribue à une réduction de la consommation du secteur électrique.
La consommation particulier/PME-PMI augmente moins que les années précédente, à 0,3% contre 1%.
On remarquera que la chimie est en hausse grâce aux exportations (+1,8%), ce qui contraste avec les prévisions très négatives dans la presse justifiées par le faible prix du gaz aux US.

En premier lieu pour JPEG – JPG : Radical Image Optimization Tool (RIOT)

Quelques conseils :
8 Excellent Tools for Optimizing Your Images
JPEG Optimization for The Web – Ultimate Guide

Bilan 2012 :
Consommation : 59TWh +0,6% (sur 2011, -2%)
Production : 68 TWh +8,2%
Exportation : 2,2 TWh
Pompage et pertes : 6,8 TWh
Hydraulique : +18,1%, 58,7% du mix
Nucléaire (5 centrales) : 24,3 TWh -4,8%, 35,8% du mix
Thermique et autres : 5,5% du mix

Cf Flash nucléaire: avril 2013

Delaigue : Le conteneur, une histoire de la mondialisation

A confronter au billet de géographe du monde sur le rôle comparable de l’amphore à l’époque Romaine :
Le container rend fort, mais l’amphore… ? (D’une mondialisation à l’autre)

Le montant payé au kWh par les consommateurs pour la taxe EEG en Allemagne est bien connu, mais il est plus difficile de localiser les données sur ce qu’elle représente au total en versement.

On peut les trouver ici : EEG-Jahresabrechnungen : Vollständige Information der Übertragungsnetzbetreiber

Pour 2012, la dépense en subvention directe est de 15,4 milliard d’euro, dont 10,2 milliard pour le solaire et l’éolien, et donc 5,2 Milliard pour le reste. L’éolien et le solaire qui relèvent de ce mécanisme ont générés 14,4 et 24,4 TWh, soit au total 38,75 TWh. Donc 264€/MWh sur l’ensemble, 365 pour le solaire, 92 pour la partie éolien.
Chiffres 2013 : 13,7 G€ dont 9,3 pour solaire et éolien. Génération 7,5 et 25,26 TWh, total 32,77 TWh. Donc 292€/MWh sur l’ensemble, 340 pour le solaire, 91.5 pour l’éolien.

Mais la majorité de l’éolien (36,37 TWh) ainsi que quelques installations solaires (1,025 TWh) négocient maintenant l’électricité directement, recevant une prime de marché de 2,65 Milliards, d’euro, soit 71€/MWh de prime au total, soit 246€ pour le solaire et 66€/MWh pour l’éolien. Cela parait très élevé et une sensible augmentation en réalité de la subvention éolienne. En effet un tel prix augmente les gains par rapport à l’autre mécanisme dès lors que le prix de marché dépasse 26€/MWh. Peu surprenant que la majorité des producteurs y soit passés.
2013 : 44,2TWh d’éolien et 3,5TWh de solaire sont maintenant en direct, recevant 2,96 G€ pour l’éolien et 760 M€ pour le solaire, soit 217€ de prime solaire et 67€ de prime éolien.

La production de l’éolien pour le BRD ressort au total à 50,77 TWh et pour le solaire 25,4 TWh. (Soit pour le solaire un écart de 1 TWh avec la donnée du BRD à élucider, l’éolien est identique à la valeur BRD finale, supérieur de 5 TWh à celle initiale). Sur 2013 :

Sauf erreur (je cite de mémoire), EDF touche environ 20 milliards par an pour l’ensemble de l’électricité qu’elle génère (sur la partie génération, sans le transport, distribution et les taxes).

38,75 TWh sur la part directement en EEG, c’est 3 fois la production annuelle possible avec un EPR type Flamanville. Mais pour une dépense qui en un an dépasse de 20% son coût de construction.
L’électricité de Flamanville, utilisé au maximum de sa capacité de charge de 90% et payé à ce prix, rembourserait donc le capital nécessaire à sa construction en 2 ans et demi.

NB : Dans la version initiale de ce texte, je suis passé à coté du fait que la première page du document concernait la production directement subventionnée, pas celle négociée directement sur le marché, et la majorité de la production éolienne est maintenant dans ce cas. Texte corrigé au-dessus.

La concurrence entre les applications en ligne est de plus en plus acharnée. Le truc le plus efficace pour se distinguer est de baisser le prix, jusqu’à arriver à zéro. Et une fois que certains jeux ont choisi d’être gratuits, il devient difficile d’exister en restant payant, ce qui pousse à la multiplication de ces jeux gratuits.
Le moyen pour ces jeux gratuits de gagner de l’argent est d’inclure des options payantes dans le jeu. Mais comment convaincre celui qui a chargé le jeu gratuitement au départ de dépenser ensuite de l’argent pour ces options plutôt qu’essayer un autre jeu gratuit ? Cet article signalé par Schneier analyse les méthodes relevant de la manipulation psychologique que certains jeux utilisent pour cela :
Schneier on Security : Free to play Monetization Tricks
These games use all sorts of mental tricks to coerce money from people who would not have spent it otherwise. Tricks include misdirection, sunk costs, withholding information, cognitive dissonance, and prospect theory

La page ci-dessous explique comment l’aversion à la perte, et le biais des coûts irrécupérables (sunk cost fallacy) sont mis à profit pour créer l’aspect addictif du jeu Farmville :
You are not so smart : The Sunk Cost Fallacy You can learn a lot about dealing with loss from a video game called Farmville

Journées Atala : Atala – La Traduction Automatique
Traduction automatique : ça marche ou non ? : présentation de l’état de l’art et de l’efficacité des technique suivant les cas de figure par Christian Boitet
Revue TAL de l’ATALA

Laboratoire GETA : GETALP Groupe d’Étude en Traduction Automatique/Traitement Automatisé des Langues et de la Parole
GETALP sur Wikipedia
Projet Universal Networking Language avec l’Université des Nations unies, version française
Publications M. Mangeot

Anciennes journées Atala : Atala : la collocation
Grammaire de dépendance et Théorie Sens-Texte : Sylvain Kahane

L’usine nouvelle présente un dossier sur le sujet, sur abonnement uniquement malheureusement.

Mais il est facile de retrouver qu’il fait référence en fait aux produits SIGMA ISOL (cf la photo).

La société Sto a aussi un dossier intéressant sur ce qui peut être réalisé, les types de solutions techniques existant.

En complément équilibre des énergies : Les six erreurs à ne pas commettre dans l’isolation des BBC
– planéité de l’isolant ou plaques non jointives provoquent des fissurations
– assemblage de produits de marques différentes est à proscrire
– polyuréthanne pour boucher des trous ITE en raison de résistance thermique différente. Tout comme la pose du plâtre entre les plaques d’isolant
– pas mélanger isolants extérieurs enterrés et façade
– éviter ponts thermiques : minimum de huit chevilles par m2, plots d’ancrage direct, matériaux synthèses, plutôt que fixations métalliques
– pour éviter réduire surface intérieure : aérogels ou matériaux poreux nano-structurés; panneaux isolants sous vide et les matériaux à changement de phase (MCP) (semblent peu commercialisés, pas vraiment un isolant)

Par ailleurs, liste d’infos sur l’isolation : DPE encourage les travaux d’isolation à défaut de mesurer les émissions de co2
et aussi isolation en auto construction : Retour d’expérience de l’isolation thermique extérieure
Les étapes de la pose de l’isolation thermique extérieure (ITE)
orientation et gestion des apports solairesgestion apport solaire en climat méditerranéen
Les apports solaires dans une maison BBC passive ? comme quoi les apports solaires peuvent être inutiles, et sont ignorés en Suède
Une discussion pour un bilan : Apports solaires passifs en région peu ensoleillée : un intérêt ?

Exemple d’utilisation uniquement de l’isolation extérieure et pas intérieure

Simulateur de gain de rénovation

Il y a quelques semaines l’annonce d’un taux record de 70% de renouvelable au Portugal sur les premiers trimestres 2013 a été fortement relayée.

On ne peut que remarquer le contraste avec l’indifférence qui a accueilli les performances du Portugal dans le domaine depuis plusieurs années. Pourtant elles sont depuis longtemps élevées avec un objectif affiché de 60% de renouvelables en 2020 et comme le confirment les données que j’avais rassemblées à ce sujet l’année dernière.

Le problème du Portugal en tant que « Poster Boy » de la conversion aux énergie renouvelables, c’est que cela ne l’a pas protégé de la crise, qui l’a même conduit à couper l’attribution des nouvelles licences éoliennes.

Si le Portugal a pu se permettre des installations éoliennes qui peuvent représenter des pics de 93% de sa consommation, c’est qu’il est tellement intégré dans le réseau Espagnol avec des interconnexions de tous cotés, au moins 7/8 lignes THT (à tel point que l’opérateur national représente la consommation locale comme une sous-partie de celle de la « grille ibérique »), que les exportations peuvent atteindre un niveau massif. Mais l’Espagne ayant choisi une stratégie comparable de temps en temps, la capacité du réseau est saturée pour les 2. L’exportation vers la France est la solution, et la nouvelle ligne souterraine qui doublera la capacité de 1,4GW à 2,8GW est essentielle. Ligne enterrée extrêmement couteuse, cela passe le budget de 80 à 700 millions contre une ligne aérienne, et subventionnée à hauteur de 225 million par l’UE, auxquels s’ajoutent 350 millions d’euro de prêt de la BEI.
Si l’on consulte les graphes journaliers de l’opérateur REN, on constate effectivement les variations fortes du niveau des exportations qui peuvent atteindre 1,2GW pour une consommation total autour de 5GW, et se transformer dans la même journée en importations à hauteur de 600MW.

La récupération des statistiques mensuelles depuis le début de l’année, montre que le début d’année a été extrêmement arrosé avec un niveau de remplissage des barrages qui au lieu de diminuer de 47 à 43% en 2012 passe cette fois-ci de 72 à 88%.

Résultat, en un an, la capacité l’hydraulique n’est passée que de 4,985 à 5,239 GW, une augmentation de 5,1%, mais la production elle de 1,275 à 5,26TWh ! (soit +410%).
Et c’est similaire pour l’éolien qui passe de 2,35 à 3,76 TWh générés grâce à un facteur de charge passé de 26 à 41% entre les 3 premiers mois de 2012 et ceux de 2013.

En fin de compte, si les deux ensemble représentent bien, avec le PV, 70,95% de la consommation, ils ne faisaient que 28,21% sur la même période en 2012, et surtout l’écart s’explique à 95% pour l’hydro et à 98% pour l’éolien, par des variations aléatoires de production et non l’ajout de la moindre capacité.
Et aussi par une diminution de 2,5% de la demande électrique reflétant que l’état de crise ne s’améliore pas au Portugal. Ce qui a conduit à un arrêt quasi complet de l’installation de capacités subventionnées, passées de 6,52GW en mars 2012 à 6,64GW en mars 2013.

Bref la vraie leçon de l’histoire est que même sur une durée de 3 mois, le niveau de production des énergies renouvelables peut être extrêmement variable, un problème de plus à intégrer si l’on souhaite en faire sa source principale d’énergie.

Référence : Tableau des données extraites du site REN pour mars, février, janvier et des calculs réalisés

Un analyse globale intéressante sur le sujet :
Why US natural gas prices are so low – Are changes needed?

Il suffirait que les exportations augmentent pour stabiliser la situation. Or vu le prix au Japon, cela risque d’être le cas.

Une affirmation circule par endroit comme quoi depuis 10 ans, la hausse des abonnements électriques a compensé la modération du prix de l’électricité.

L’examen des anciens tarifs réglementés sur le site de la CRE, Evolution des tarifs réglementés de vente, permet de démonter complètement cette affirmation en comparant les tarif 2004 à ceux de 2011.

Pour les abo standard + de 3Kva, l’abo a augmenté proportionnellement a peu près autant que l’électricité, par exemple à 6kVA, l’abo est passé de 52 à 54,5€, l’électricité de 7,65c€ à 8,12c€.

Toute l’histoire est probablement basé sur le cas très particulier de l’abonnement minimal à 3kVA. Il avait une tarification spéciale, abonnement très économique (20,4€ annuels, plus de 2,5 fois moins que l’abo 6 kVA de l’époque à 52€), électricité chère.
Il est rentré dans le rang avec un abo 20% moins cher que celui du 6 kVA, et une électricité aussi légèrement moins chère. En contre-partie de la forte augmentation de cet abonnement, l’électricité a donc baissé en 7 ans de 9,5c€ à 8,06c€.

Pour les abonnements avec option heure creuse, il y avait un gros écart avec le prix des abonnements standards (entre 80 et 60% plus cher) qui s’est fortement réduit (20% de plus maintenant), ils sont donc moins cher qu’en 2004.
Mais en échange il ont perdu l’option de payer l’heure pleine le même prix que l’heure de l’abonnement standard, l’heure pleine est maintenant 10% plus cher que l’heure du standard. L’heure creuse a augmenté un peu plus vite que le reste des prix (en passant de de 4,5c€ à 5,7c€)

Un seul abonnement a donc fortement augmenté, il était à part de tout le reste, et a eut une baisse de tarif électrique en compensation.
Les autres ont augmenté à peu près autant que l’électricité, et les tarifs heure creuse incitent moins qu’avant à consommer beaucoup en reportant une partie du prix de l’abonnement sur le prix du kWh.